En tant que société, nous avons une expérience des grands défis collectifs. Lorsque René Lévesque a voulu réaliser la nationalisation de l'hydro-électricité, c'est en se promenant avec son tableau noir à travers le Québec qu'il a convaincu la population de le suivre dans cette aventure. Au Québec, nous savons réunir les acteurs de la société afin de se mobiliser et mener à terme de grands projets. Pensons seulement à l’atteinte du déficit zéro en 1996, la Paix des Braves en 2002, la mobilisation autour de la crise du verglas ou du déluge au Saguenay. Le Parti Québécois privilégie la concertation et la participation des acteurs concernés et des experts autour d’un projet. L'adhésion aux idées mises de l'avant et la force du nombre sont des facteurs essentiels de la réussite de tout projet.
Quand vient le temps de réaliser des projets d'envergure, novateurs et porteurs d'avenir, les Québécois savent se tenir debout et mettre l’épaule à la roue. L'indépendance énergétique est un défi de taille, qui changera nos vies. Il est important que le rêve d'un monde meilleur et l'ambition d'atteindre notre indépendance énergétique soient partagés par l'ensemble de la société québécoise, qui doit s'y engager.
Nous avons déjà fait une partie du chemin avec les décisions éclairées prises collectivement depuis les années 50. Le Québec est prêt à relever le défi de l'indépendance énergétique et de l'indépendance au pétrole étranger. Puisque près de 50 % de l’énergie consommée au Québec est renouvelable, il reste à faire l’autre moitié du chemin.
Nous avons aussi la chance d'avoir des universités performantes, une expertise mondiale en matière d'énergie et une entreprise publique aussi réputée qu'Hydro-Québec. Nous avons des facultés de génie prêtes à relever le défi de l'éolien, du solaire et de la géothermie. Le Québec est déjà un chef de file mondial en production de matériel roulant pour le transport collectif, comme les métros, les tramways, les trains et les autobus.
Parallèlement, le gouvernement canadien finance la production de sables bitumineux, ce qui va directement à l'encontre des intérêts du Québec. L'indépendance politique du Québec nous permettrait d'aller plus loin, d'aller à notre rythme, d'être plus efficaces et surtout de faire nos propres choix en matière d’énergie. Rappelons aussi que le non respect du Protocole de Kyoto par le gouvernement du Canada a un coût que le gouvernement fédéral voudra certainement faire passer sur le dos des contribuables québécois. C’est inacceptable! L'indépendance énergétique est une autre façon de faire progresser le Québec. De lui donner plus de liberté. De lui donner des reins financiers plus solides.